Histoire de la FNACA
En 1958 se constituait une Fédération Nationale des Anciens d'Algérie,
regroupant l'Association des Anciens d'Algérie, animée jusque
là par Jean-Jacques Servan-Schreiber, le Groupement des Rappelés
et Maintenus, de tendance socialiste et l'Association Nationale des Anciens
d'Algérie, créée à l'initiative du Parti Communiste
Français. Comme dans toutes les coalitions où ils s'introduisent,
les communistes prirent immédiatement le contrôle effectif de la
nouvelle fédération qui se transforma bientôt en FNACA (Algérie
- Tunisie et Maroc) publiant un mensuel : "L'Ancien d'Algérie".
Les élus et députés du PCF, leurs revues et publications
s'empressèrent de lui donner un soutien si ostensible qu'il aurait dû
éveiller la méfiance des anciens combattants non-engagés
politiquement
Forte de ses appuis politiques, la FNACA allait se prétendre "la seule organisation spécifique" de la 3ème génération du feu et proclamer trop haut et trop souvent son "apolitisme" avec une obstination excessive ! Comme dans toutes les associations cryptocommunistes, le président n'est pas adhérant au parti (mais il est le seul au bureau national) Le travail en profondeur, les contacts politiques, les noyautages patients et méthodiques, l'implantation rigoureuse, sont l'oeuvre de militants confirmés, occupant les postes - clés. Certains dont l'appartenance politique était par trop voyante démissionnèrent. Ce fut le cas pour Jean-Claude CITERNE, ancien Secrétaire général - adjoint, candidat du PCF dans le Val de Marne, qui :"... se démit de ses fonctions de permanent pour ne pas permettre à nos ennemis de porter des attaques insidieuses contre notre Fédération." (Cf "L'Ancien d'Algérie" de mars 1970).
Nul ne peut ignorer qu'un adhérant du PARTI, où qu'il se trouve,
est tout d'abord un MILITANT et a pour tâche de coordonner ses activités
en fonction de l'axe politique du PCF (et de celui de MOSCOU jusqu'à
la chute de l'Empire Soviétique). Il serait enfantin d'affirmer que tous
les membres de la FNACA et même que chaque président de comité
local soient des marxistes convaincus : ce sont plutôt des "abusés"
(selon Lénine : des idiots utiles). Les organisations de masse, courroies
de transmission du PC constituent un " vivier " à la disposition
des dirigeants parisiens qui y " pèchent " les éléments
susceptibles de les servir de façon plus ou moins innocente ou de constituer
de futurs militants. Comment ces principes trouvent-ils leur application au
sein de la FNACA ?
En premier lieu grâce à l'efficacité
de leur action. La FNACA réclame sans désemparer la carte du Combattant
pour tous les anciens d'AFN, même dans les cas les plus " limites
". Cette exigence peut paraître légitime, mais elle est souvent
formulée sous forme de revendication et non de reconnaissance d'un droit
! Les moyens employés ressemblent souvent aux méthodes syndicales
extrêmes : complices politiques infiltrés dans les offices gouvernementaux,
pétitions adressées aux Préfets, campagne de signatures
à la sortie des usines, utilisation d'arguments spécieux (nombre
des victimes de conflits démesurément outré, etc.) Il convient
alors de faire " authentifier " les faux arguments en les répétant
à outrance :
ce qui est une méthode totalitaire bien connue. L'exemple le plus marquant
du " mensonge matraqué" a été la répétition
à l'infini du slogan : le 19 mars 62, fin de la guerre d'Algérie
!
D'autre part il faut noter que s'ils feignent de s'apitoyer sur les " cas sociaux " et les victimes militaires de la guerre d'Algérie, ces mêmes dirigeants veulent ignorer les enfants déchiquetés par les bombes du FLN, les harkis empalés ou ébouillantés, les pieds-noirs égorgés après le 19 mars 1962.
Après la SALE GUERRE d'INDOCHINE, la SALE GUERRE d'ALGERIE :
l'Ancien d'Algérie consacre ses pages aux comptes-rendus des activités
des comités et aux polémiques du Bureau National avec le secrétariat
d'Etat aux anciens combattants. Les informations sociales et juridiques, les
extraits des interventions parlementaires concernant la législation des
A.C. d'AFN complètent les colonnes du mensuel. Il n'y est jamais question
d'esprit civique, de fierté nationale, de traditions, de respect de la
parole donnée, toutes ces vertus simples qui constituent l'armature solide
de la société et de la Nation.
Nulle part il n'y est mentionné, ni même
évoqué, la mission pacifique de nos Armées. On y cherche
en vain des rappels, des souvenirs, un écho concernant : les chantiers
ouverts, les écoles construites, le rôle des jeunes appelés
instituteurs, les soins prodigués dans les dispensaires, les marchés
créés, les équipes médico-sociales itinérantes,
les musulmans toujours plus nombreux à se rassembler à l'abri
de nos SAS, à envoyer leurs enfants s'instruire à l'école.
Rien de tout ce qui a fait de notre combat une guerre " pas comme les autres
" et qui lui a donné ses lettres de noblesse. Il ne faut surtout
pas que les lecteurs, se souvenant de leurs victoires, petites ou grandes, en
tirent fierté et risquent de demander des comptes à ceux qui n'ont
jamais arrêté de les bafouer puis de les trahir. A ceux qui, à
l'époque, étaient les porteurs de valises du FLN, ou les déserteurs,
voleurs et fournisseurs d'armes à l'ennemi : un certain aspirant Maillot
vous en souvient-il ?
A l'exemple de la " sale Guerre d'Indochine ", ces gens si longtemps
fidèles à Moscou veulent maintenant imposer l'image de la "
sale guerre d'Algérie ". A l'assemblée générale
du Jura, le 12 mars 1972, Yvan COUTON, délégué du bureau
national de la FNACA, déclarait déjà : "il faut affirmer
que nous avons participé à une sale guerre et pour cela tous les
moyens sont bons, notamment l'exploitation politique d'excès isolés,
inhérents à tous conflits et délibérément
grossis par la propagande"!
Depuis que les événements du maintien de l'ordre sont devenus légalement la " Guerre d'Algérie ", et que les porteurs de valises complices du FLN, les traîtres, les déserteurs, les coupables "d'intelligence avec l'ennemi" craignent de comparaître un jour devant un tribunal appliquant, à la lettre, le Code de Justice Militaire (où la peine de mort n'est pas abolie), l'offensive antimilitariste a atteint des sommets : il n'est plus question que des crimes, des tortures, des viols commis par nos Armées en AFN. Ce qui permet de passer sous silence les égorgements du FLN durant le conflit et le génocide de nos harkis désarmés et de leurs familles perpétré après le " cessez-le-feu " unilatéral de 1962, ainsi que le sort funeste de milliers de nos compatriotes soumis à la barbarie avant d'être " portés disparus ".
Cette perversité à dévoyer les sentiments les plus nobles atteint son point culminant à chaque anniversaire du 19 mars 1962 : la FNACA invite ses comités à commémorer le " cessez-le-feu ", au nom de la Paix (au même titre que le 11 novembre ou le 8 mai) et presse les communes Françaises à pavoiser, jouant cyniquement sur l'aspiration profonde à la Paix de tout véritable ancien combattant. Elle use et abuse de ce mot, comme les communistes l'ont toujours fait, pour couvrir tous les abandons, tous les crimes. Il ne faut plus laisser exploiter la candeur de beaucoup d'anciens d'Algérie qui ignorent qui sont leurs vrais dirigeants parisiens de la FNACA et sont abusés par ceux-là mêmes qui, depuis de longues années, suivent la consigne antimilitariste de Jacques DUCLOS en "TRAVAILLANT à la DÉFAITE de L'ARMÉE FRANÇAISE PARTOUT où ELLE SE BAT".
Les chiffres officiels des pertes en Algérie :
La FNACA annonce 30 000 morts âgés
de 20 ans dans nos forces en AFN, sous-entendu : 30 000 jeunes Français
du contingent. Or en réalité il y a eu 25 108 morts. (1 247 au
Maroc, 665 en Tunisie, 23 196 en Algérie). Sur les 23 196 morts en Algérie
de 1954 à 1962, il y a eu 11 913 appelés et 11 283 militaires
d'active.
De même, les 300 000 blessés annoncés par la FNACA, n'ont
été en fait que 70 637 en AFN. (7 041 au Maroc, 3 408 au Tunisie,
60 188 en Algérie).
Il n'y a pas eu 3 000 000 de Français qui ont combattu en AFN, mais 1
747 927 dont 1 343 000 appelés et rappelés pour 404 927 d'active,
ce qui fait environ 50 % de moins que la FNACA qui annonçait :
Maroc 120 163 appelés et rappelés et 43 590 d'activé,
Tunisie 121 257 - - - 43792 -
Algérie 1 101 580 - - 317545 -
Par rapport à l'effectif ayant servi en Algérie de 1954 à 1962, les morts d'activé représentent un pourcentage de 3,55 contre 1,08 pour les appelés et rappelés, alors que les tués au combat ou par attentat en Algérie se chiffrent à 12 954 (7 349 appelés et rappelés, 5 605 d'activé).
En revanche la FNACA ignore les milliers de victimes de d'après-19 mars 62 : plus de 130 000 supplétifs, Harkis et familles, 25 000 Français d'Algérie, dont 3 500 à Oran pour la seule journée du 5 juillet 1962 et 300 soldats du contingent, capturés, désarmés puis égorgés et " portés disparus" !
Ceci ne vous rappelle-t-il pas que le PCF se targuait, en 1945 d'être le parti des 30 009 fusillés Alors que dans toute la Résistance le chiffre officiel des fusillés par les Allemands est de 7 250.
Union Nationale des Français d'AFN et des soldats de l'Armée d'Afrique
Source : http://www.piedsnoirs-aujourdhui.com/naisfnaca.html