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Monsieur le Président le Président de la République,
Monsieur le Premier ministre,
Messieurs les Ministres,
Monsieur le Président de l'Assemblée nationale,
Mesdames, Messieurs les Sénateurs, Députés et Elus

Nous souscrivons aux termes de la lettre que vient de vous adresser AJIR pour les Harkis.

Nous vous demandons en complément de bien vouloir nous précisez si vous vous engagez à reconnaître officiellement concernant la responsabilité de l'Etat français de 1962 dans les massacres de Français d'Algérie, évalués selon tous les historiens entre 80.000 à 175.000 de nos compatriotes, l'article 2 de loi du 23 février 2005 votée par le Parlement français reconnaissant la réalité des crimes commis après le 19 mars 1962 en Algérie en violation des accords d'Evian.

L'Etat français et le FLN étant les seuls signataires de ces accords d'Evian, la violation des accords d'Evian leur incombe donc complètement. En ce qui concerne l'Etat français, ces crimes se sont accomplis en grande partie alors que l'Algérie était sous souveraineté française (blocus de Bab-el-Oued, fusillade du 26 mars 1962, enlèvements massif d'européens à Alger, massacre de harkis et de leurs familles avant le 3 juillet 1962 date de la reconnaissance officielle de l'indépendance de l'Algérie par le général De Gaulle, alors Chef de l'Etat) et alors que l'Armée française disposait encore sur place des moyens de venir en aide aux victimes (5 juillet à Oran, disparitions d'européens et de musulmans français après le 3 juillet 1962). La publication des archives et les travaux des historiens démontrent que le Chef de l'Etat, le gouvernement et les ministres étaient parfaitement informés du sort dramatique de nos compatriotes pieds-noirs et harkis dès avril 1962.

RAPPEL DE LA LOI DU 23 FEVRIER 2005 - EXPRESSION DE LA VOLONTE DU PEUPLE FRANCAIS


Article 1er - La Nation exprime sa reconnaissance aux femmes et aux hommes qui ont participé à l'œuvre accomplie par la France dans les anciens départements français d'Algérie, au Maroc, en Tunisie et en Indochine ainsi que dans les territoires placés antérieurement sous la souveraineté française ". Elle reconnaît les souffrances éprouvées et les sacrifices endurés par les rapatriés, les anciens membres des formations supplétives et assimilées, les disparus et les victimes civiles et militaires des événements liés au processus d'indépendance de ces anciens départements et territoires et leur rend, ainsi qu'à leurs familles, solennellement hommage.

 

NOTA : l'année 2007 va marquer le 45e anniversaire de l'exode de plus d'un million de Français d'Algérie. En l'absence de toute action gouvernementale pour rendre hommage à l'oeuvre des Français d'Afrique du Nord et d'Outre-mer
(le mémorial de la France d'Outre-mer de Marseille est, plus d'un an et demi après le "début" des travaux, un terrain vague - voir photo et notre site : http://perso.wanadoo.fr/jeunepiednoir/jpn.wst), comptez-vous vous associer à la campagne nationale "1830-2007 : Hommage aux Français d'Afrique du Nord" ?)

 

 

Article 2 - La Nation associe les rapatriés d'Afrique du Nord, les personnes disparues et les populations civiles, victimes des massacres ou d'exactions commis durant la guerre d'Algérie et après le 19 mars 1962 en violation des accords d'Evian, ainsi que les victimes civiles des combats de Tunisie et du Maroc, à l'hommage rendu le 5 décembre aux combattants morts pour la France en Afrique du Nord.

NOTA : les victimes civiles n'ont pas encore été réellement associées à l'hommage du 5 décembre. A ce jour, 45 ans après les faits désormais reconnus par le Parlement, ni le Président de la République, ni le Premier ministre n'a reçu officiellement une délégation de victimes et leurs familles. De nombreuses mairies n'ont pas été informées de la journée du 5 décembre, pourtant journée inscrite au calendrier officiel des commémorations françaises !

Article 3 - Une fondation pour la mémoire de la guerre d'Algérie, des combats du Maroc et de Tunisie est créée, avec le concours de l'Etat. Les conditions de la création de cette fondation sont fixées par dédret en Conseil d'Etat.

NOTA : deux ans après le vote de la loi et plus de six mois après la remise du rapport au Premier ministre par M. Roger Benmebarek, chargé de mission de pré-configuration de cette fondation, ce rapport n'a toujours pas été rendu public et le décret fixant les conditions de sa création n'a pas été publié. Pourquoi?

Beaucoup de Français d'Afrique du Nord ne se décideront aux prochaines échéances électorales qu'en fonction de vos actions et de vos engagements concrets pour satisfaire leurs légitimes attentes avant les élections.

Restant à votre disposition,

Nous vous prions d'agréer, Messieurs les Présidents, Mesdames, Messieurs les Sénateurs et Députés, l 'expression de nos salutations distinguées


Bernard COLL
Secrétaire général de Jeune Pied-Noir
Co-auteur du Livre des Harkis
Tel : 06 80 21 78 54
http://perso.wanadoo.fr/jeunepiednoir/jpn.wst


Diffusion aux Associations de Français d'AFN et d'Outre-mer, aux Parlementaires et Elus, aux médias.


----- Original Message -----
From: bonnier.gilles
To: jldebre@assemblee-nationale.fr ; jmayrault@assemblee-nationale.fr ; hdecharette@assemblee-nationale.fr ; jbruenes@assemblee-nationale.fr ; jclagarde@assemblee-nationale.fr
Cc: Nicolas Sarkozy ; Segolene Royal ; Hmorin@assemblee-nationale.fr ; abocquet@assemblee-nationale .fr ; mgbuffet@assemblee-nationale.fr ; Bernard ACCOYER ; Francois Bayrou ; Mohand Hamoumou ; Mohamed Haddouche
Sent: Monday, January 22, 2007 11:14 AM
Subject: le voyage de représentants du parlement français en Algérie


Monsieur le Président
Madame , Messieurs les députés


D'après cette source algérienne , il semble que le problème du traité n 'ait pas été abordé , mais pouvez-vous nous dire si le problème des entraves à la "visite" de Harkis en Algérie ( traitement discriminatoire , à l'égard de citoyens français, de la part de autorités algériennes, que notre pays ne devrait pas accepter .. en silence ) a été abordé lors du long entretien que le président Bouteflika vous a accordé ? Nous vous remercions d 'avance de nous en informer .

Cette demande de libre circulation et de respect de l 'Histoire des Harkis représente l 'une des attentes essentielles des Harkis auprès des candidats à la Présidence de la République française, car la position officielle du Président algérien, de refus et d'injures vis à vis des Harkis ( les ex supplétifs ), n 'a pas changé depuis son intervention à la la télévision française en juin 2000 lors de sa visite officielle en France, quand il avait traité les Harkis de "Collabos " et dit que leur visites en Algérie
n 'étaient pas souhaitables ...
Cette exigence d'un droit à un libre circulation des anciens Harkis ( sauf refus motivé pour un visa individuel ) serait la reconnaissance et l'affirmation de leur citoyenneté française à part entière .

De très nombreux parlementaires , au-delà des clivages politiques ont à maintes reprises affirmés ( en France ) que cette discrimination à l'égard de nos compatriotes Harkis n'était pas acceptable dans son principe et que les atteintes à l'honneur et à la mémoire des Harkis, portées régulièrement par les plus hautes autorités algériennes , étaient "choquantes " et en tous les cas nuisibles à ( incompatibles avec ? ) l 'instauration d 'une coopération renforcée .

Et pourtant aucun geste n 'a été fait par le président algérien . Avec l'Etat algérien les gestes demeurent à sens unique. Les voyages des hautes personnalités françaises se succèdent et le silence est toujours aussi pesant .

Cette fois encore semble -t il il y a eu des "gestes " ( d'apres ce journal ) :
- ".... avant d’enchaîner que l’abrogation de l’article 4 de ladite loi atteste des bonnes intentions des autorités françaises. ... " quelle belle marque
de souveraineté du Parlement et de l' État français !!!!.. .
-" ... la matinée d’hier, le président de l’Assemblée française a déposé une gerbe de fleurs au sanctuaire des martyrs de Maqam Echahid à Alger, en signe de recueillement à la mémoire des martyrs de la Révolution. Ce geste est chargé de symbolique, relève-t-on dans les milieux politiques algériens. Il s’agit là aussi d’une première" ... Nous espérons que la délégation du parlement français a eu aussi une pensée ( à défaut d'un geste ou d 'un mot ) pour les dizaines de milliers de civils français de tous ages et de toutes origines ( harkis , pieds noirs .. ) lâchement assassinés , massacrés ou enlevés puis assassinés en 1962 après le "cessez le feu " du 19 mars , que l'on peut , je pense, appeler des MARTYRS

Aucun rapprochement durable ( et digne ) entre les deux États ne se devrait se faire et ne fera sans le respect mutuel et des gestes réciproques ; nous nous permettons de vous joindre nos attentes pour 2007 et notre perception des préalables à tout "rapprochement d'exception ", car le terme traité d 'amitié ne nous semble ni pragmatique ni approprié à ce stade , pour parler d'une nouvelle étape tout à fait souhaitable mais pas sans conditions , dans la coopération avec l 'un des pays du Maghreb comme c 'est la cas aujourd 'hui avec le Maroc et la Tunisie ,

Je vous prie d'agréer , Madame, Messieurs , l 'expression de nos sentiments distingués


AJIR pour les Harkis
le bureau national

site www.harkis.com

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-LOUIS DEBRÉ REÇOIT UN ACCUEIL EXCEPTIONNEL
«Assumons ensemble notre histoire commune»
22 janvier 2007 - Page : 3

«Après une séparation douloureuse, le rapprochement doit se faire dans la dignité.»


Le président du Parlement français, Jean-Louis Debré intervenant, hier en fin d’après-midi, devant les députés, a estimé que la loi du 23 février 2005 «a suscité des malentendus qui n’étaient pas dans l’intention du législateur français.». Il parlera aussi du «travail de rapprochement des mémoires», objet, dira-t-il, d’un chantier entre les historiens des deux pays.
Avant d’enchaîner que l’abrogation de l’article 4 de ladite loi atteste des bonnes intentions des autorités françaises. «Après une séparation douloureuse, le rapprochement doit se faire dans la dignité», ajoute l’orateur. Par ailleurs, l’hôte de «Zighoud-Youcef» a rappelé que la France est le premier partenaire économique de l’Algérie. Quant à la défense il affirmera que «les deux pays ont posé les bases de concertation». A noter que M.Debré et la délégation qui l’accompagne ont été reçus dans la matinée par le chef de l’Etat. Des entretiens marathon de trois heures et demie. Deux heures rien qu’avec le président de l’Assemblée française, Jean-Louis Debré.
Les représentants des quatre groupes politiques de l’Assemblée nationale française: le vice-président Jean-Christophe Lagarde (UDF), le président du groupe PS Jean-Marc Ayrault, ainsi que Jacques Bruènes (PCF) et l’ancien ministre des Affaires étrangères, Hervé de Charette (UMP), ont participé aux entretiens. A la fin de l’audience, le président Bouteflika et M.Debré se sont refusé à aborder le sujet controversé de la signature d’un traité d’amitié entre les deux pays. Pour sa part M.Debré, qui devait prononcer dans l’après-midi une allocution devant les députés, a indiqué avoir remis «un message d’amitié au peuple algérien» du président Jacques Chirac au président Bouteflika, et abordé avec ce dernier «la coopération parlementaire entre les deux pays». C’est justement dans ce cadre que le président de l’APN et son homologue français ont signé, hier, un protocole de coopération parlementaire entre les deux institutions. Le protocole énonce la création d’une grande commission présidée par les présidents respectifs des deux assemblées.
Selon Mohamed Abou, parlementaire et ancien ministre de la Culture et de la Communication, c’est le second du genre que signe l’Assemblée française après le protocole signé avec la Russie. La nature du document dépasse le cadre protocolaire. Elle a un caractère permanent. «Les activités de la grande commission s’inscrivent dans un programme annuel financé et exécuté. Il s’agit donc d’un programme institutionnel», précise-t-il. Dans la matinée d’hier, le président de l’Assemblée française a déposé une gerbe de fleurs au sanctuaire des martyrs de Maqam Echahid à Alger, en signe de recueillement à la mémoire des martyrs de la Révolution. Ce geste est chargé de symbolique, relève-t-on dans les milieux politiques algériens. Il s’agit là aussi d’une première. Par ailleurs, cette visite se distingue de la précédente, conduite par Douste-Blazy, chef de la diplomatie française, l’année passée, qui s’est soldée par un échec.. La délégation française est venue à Alger, assainir le climat de mésentente, dépassionner le débat et poser de nouvelles bases de dialogue et de coopération. Au-delà des exigences électoralistes françaises, cette initiative se veut surtout être une nouvelle opportunité de réconciliation durable entre les deux pays.
A noter que dans une déclaration faite samedi soir à Djanet où il était en compagnie de son homologue et hôte, Jean-Louis Debré, le président de l’APN, Amar Saâdani a estimé que la signature du traité d’amitié Algérie-France, en panne depuis 2005, était «possible» avant la fin du présent quinquennat de Jacques Chirac.
Avant d’affirmer que «si le traité n’était pas signé avant la fin du mandat de M.Chirac et avant les législatives de mai en Algérie, la signature sera reportée pour encore longtemps».


Abdelkader HARICHANE

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