Rappelons que Mme Hélène Cuenat et l'Abbé Robert Davezies
associés à Francis Jeanson, Ali Haroun et Mme Faouzi Didar Rossano
ont participé le 16 octobre 1998 au Centre Culturel Algérien à
la commémoration du 17 octobre 1961 « Hommage aux Porteurs de Valises
» comprenant la projection du film « Les Frères des Frères
» de Richard Copans.
Ce Centre Culturel dont rentrée est libre a projeté
- Le 20 septembre 1998 « Les Résistants » de Yahia Deboub,
- Début novembre 1998 pour la commémoration du 1er novembre 1954
«Chronique des Années de Braise » de Mohamed Lakdar Hamina.
Lors de la cérémonie du 24 mars 1990, l'Ambassadeur d'Algérie
a rappelé que « son peuple avait entendu se libérer d'un
système colonialiste, mals que sa lutte n'était pas dirigée
contre le peuple français ». Il a souligné que l'action
des réseaux de soutien a contribué grandement à sauvegarder
dans des circonstances difficiles les liens d'amitié et de coopération
entre les peuples algérien et français, rendant hommage aux efforts
et au sacrifice de ces précurseurs clairvoyants qui ont eu le grand mérite
de contribuer à sauvegarder cette amitié.
Le président de l'Amicale des Algériens en Europe a précisé
que cette liste est appelée à être complétée
par d'autres reconnaissances de la part de l'Organisation des Moudjahidin.
III. – Le 27 avril 1990
En Mairie communiste de Ternes (Landes). salle Maurice Thorez, cérémonie
de remise de la médaille du Moudjahid décernée par le Gouvernement
algérien à :
- Mme Raymonde Molina (Dax).
– MM. André Moine (Le Boucau) et Roger Perles (Bordeaux).
Avec la participation de Henri Alleg, auteur de e La Question a Président
de l'ACCA (Amicale des Combattants de la Cause Anticoloniale), et de Alban Liechti
condamné à 4 ans de prison pour refus de faire la guerre, Secrétaire
de l'ACCA. Cette réception sera un témoignage d'antiracisme et
d'amitié envers les peuples, et de solidarité avec les luttes
pour la liberté, précise l'invitation.
Cette cérémonie était organisée par l'ACCA avec
le soutien des Sections Communistes de Boucau et de Tamos, et sous le patronage
des personnalités suivantes
- Pierrette Fontenas, Conseiller Général des Landes.
- André Maye; Maire de Tamos,
- Jean Abbadie, Maire de Boucau, Conseiller Général des Pyrénées
Atlantiques, - Jean Prudet et Michel Sanchez, Secrétaires de Sections
Communistes.
- Louis Perez résistant,
• Jobic Kerlan résistant et piètre de la Mission de France,
- Edouard Valéry, Officier FTP
- Théo Fiances, ancien des Brigades Internationales d'Espagne.
Pour mémoire, rappelons :
- M. Jacques Mellick, membre du Parti Socialiste, Conseiller Général
du canton de Béthune-sud depuis 1979, Vice-président du Conseil
Général du Pas-de-Calais depuis 1982 Député de la
9° circonscription du Pas-de-Calais de 1978 à 1988, ex Secrétaire
d'Etat aux Anciens Combattants dans le premier Gouvernement Rocard, Ministre
chargé de la Mer de juin 1988 à février 1989 et enfin Secrétaire
d'Etat à la Défense en mai 1991
faisait partie encore en 1995 de la Commission de la Défense Nationale
de l'Assemblée Nationale.
Alors Maire de Béthune il a été impliqué dans le
procès 0M – Valenciennes – Tapie, fut jugé pour subornation
de témoin et faux témoignage, condamné en instance à
6 mois de prison avec sursis en avril 1995 et 2 ans d'inéligibilité.
puis par la Cour d'Appel de Douai en novembre 1995 à 1 an de prison avec
sursis et confirmation de l'inéligibilité pour 2 ans ; s'étant
pourvu en Cassation, puis y ayant renoncé en janvier 1996, il a dû
démissionner de son mandat de maire et de Député.
Ce comportement d'un Sergent Chef de réserve, d'un politicien ayant
accédé au poste de Secrétaire d'Etat à la Défense
ainsi qu'à plusieurs autres fonctions ministérielles est véritablement
révoltant.
Ce qui est pratiquement passé inaperçu de la grande majorité
de nos compatriotes fût la déclaration de Mellick lors de sa première
comparution devant le Tribunal : e Je suis un homme engagé. En 1958 j'étais
dans rection, j'ai aidé les mouvements révolutionnaires d'AFN
dans la lutte contre le colonialisme, j'ai transporté des armes a l (II
avait alors 17 ans.)
Mais il ne faut s'étonner de rien. Michel Rocard, (ancien Premier Ministre),
Georgina Dufoix, (ancien Ministre de la santé) ne cachaient pas, eux
non plus, avoir aidé le FLN dont M Roland Dumas fut l'avocat (il devint
Président du Conseil Constitutionnel mais dû démissionner
du fait de l'affaire ELF). M. Hervé Bourges, après avoir opté
pour la nationalité algérienne fut Conseiller de Ben Bella et
ultérieurement en France Président du Conseil Supérieur
de l'Audiovisuel (CSA), puis coprésident avec un algérien de e
l'Année 2003, France/Algérie.
Il en existe encore bien d'autres dont les noms sort à inscrire au tableau
de l'infamie :
- Henri Alleg, Alban Liechti, cités plus haut,
- Le professeur Francis Jeanson et son réseau créé en octobre
1957 comprenant, avec Henri Curial et Mme Didar Faouzi, des gens du spectacle
(Serge Reggiani, Catherine Sauvage. Juliette Gréco, Marina lady, Simone
Signoret. Yves Montant), du monde des lettres et du journalisme (O. Todd, Jean
Daniel, Sine. Françoise Sagan, Sartre, Simone de Beauvoir. M. Péju,
Vercors, Garthaud...) et des syndicats (notamment la CGT: l'UNEF et UGEMA).
Le réseau Jeanson organisait le transport de l'argent collecté par le FLN et les filières d'acheminement de terroristes depuis l'Espagne puis la Belgique ; en novembre 1957 sa structure est le suivante: Hélène Cuenat est chargée de la collecte de fonds (environ 500 millions de centimes par mois), Jacques Vignes des filières, le comédien Charby du recrutement. André Thorent des « planques », Gérard Meier des liaisons extérieures, Cécile Marion du transport des armes et Joseph Kaminsky des faux papiers.
Rappelons aussi les déserteurs comme Noël Favrelière en août 1956, condamné à mort par contumace en 1958 et par la suite nommé Directeur du Centre Culturel Français en Jordanie, le Lieutenant J.L. Hurst déserteur en 1956 des Forces Françaises en Allemagne qui, avec la séminariste Berthelon, recueillait les déserteurs à Yverdon (Suisse). l'aspirant Maillot, cité plus haut, etc.
De 1954 à 1962. quelques centaines de traîtres ont ainsi aidé
la rébellion algérienne. Ils ont bénéficié
de la loi d'amnistie de 1966.